[Billet d’humeur] L’Université (Libre) de Bruxelles et le camarade Magnette

magnettePar Thibault Scohier

Le mercredi 11 décembre, l’Université (Libre) de Bruxelles recevait Paul Magnette et Bruno Tobback dans le cadre d’une conférence intitulée « Pourquoi être socialiste aujourd’hui ? ». Cette conférence, organisée par le PS, le sp.a, l’U(L)B et la FSP, pose deux problèmes : d’abord la publicité qui lui a été consacré et ensuite les thèmes qui y ont été abordé.
Je m’excuse auprès de Bruno Tobback car je me concentrerai sur les propos de Paul Magnette – cela n’est pas du à un désintérêt pour le programme du sp.a mais à la spécificité de cette conférence qui entre dans une mécanique propre au PS et à l’image de son premier secrétaire. Lire la suite

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Elections des délégués étudiants des conseils départementaux, facultaires et au conseil d’administration – 4 & 5 décembre 2013

deviseelectionsA l’ULB comme dans les autres écoles supérieures de la Fédération Wallonie-Bruxelles a lieu chaque année des élections de délégués étudiants pour siéger dans divers conseils en charge de la politique de l’université.

Les représentants des étudiants y ont 20% des voix, et leur fonction est essentiellement consultative. Il s’agit pour les délégués de d’y porter les revendications étudiantes, et permettre aux étudiants d’être tenus au courant de l’actualité de leur école. Lire la suite

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[Billet d’humeur] De la stérilité de la polémique autour du changement de moyenne

ImagePar R.B. (Bruxelles)

Commençons par un petit rappel : en moyenne (puisque ce mot semble particulièrement au goût du jour dans les universités depuis une semaine), seuls 30 à 40% des étudiants inscrits en Bac 1 à l’université finiront un jour par franchir le cap de la première année. D’ailleurs, si ce taux de réussite venait à augmenter, l’université n’aurait tout simplement plus de moyens financiers suffisants pour assumer les études de tous. Il serait dès lors bien crédule de penser que les universités ne gèrent pas comme elles l’entendent le nombre de personnes qui réussissent. Pour preuve, on entend d’ores et déjà certains professeurs exprimer leur intention de rehausser le « niveau » des examens et/ou de leur correction, comme s’il s’agissait d’une évidence. Lire la suite

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ULB : Un Conseil d’Administration délocalisé pour enterrer la démocratie

enterrementMalgré les mouvements récents d’étudiants, de chercheurs et de travailleurs visant à reporter le vote sur la réforme des statuts que des administrateurs en fin de mandat s’apprêtent à adopter, suivant fidèlement le plan des autorités de l’ULB, le Conseil d’Administration risque de porter ce soir un coup fatal à l’héritage de ‘68. En mai 68, une minorité d’étudiants, de chercheurs et de travailleurs ont bloqué l’université pour imposer une réforme des organes de gestion, désireux plus de démocratie. En octobre 2013, un quarterons d’administrateurs s’apprêtent à détricoter tous les acquis, et ont choisi la place royale pour enterrer la démocratie. Quel meilleur symbole en effet de la nouvelle gouvernance autoritaire de l’université que de délocaliser son conseil d’administration ? Lire la suite

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L’ULB envoie la police sur les étudiants pour faire passer sa réforme

blocageCe lundi 14 octobre à 16h30, plus d’une centaine d’étudiants de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) a réussi à bloquer la tenue de son conseil d’administration (CA) pour s’opposer à la « réforme de la gouvernance ». En effet, les étudiants réunis en assemblée générale jeudi dernier avaient voté le blocage du CA si le point « réforme » n’était pas reporté.

A l’arrivée des étudiants, les autorités avaient déplacé le CA dans un lieu qu’ils tenaient secret. Les étudiants ont constaté qu’en lieu et place du CA, les administrateurs embarquaient dans un bus pour une destination inconnue. Les étudiants ont alors bloqué le bus. Malgré la présence de nombreux étudiants devant celui-ci, le bus s’est élancé manquant d’écraser les manifestants au vu et au su des autorités et des administrateurs. Suite au blocage, un second bus est arrivé suivi d’une « escorte » policière dépêchée par l’ULB. Bus dans lequel se sont empressés de monter les administrateurs. Bloquant ce second bus sans aucune violence, les étudiants ont pourtant été réprimés avec une brutalité extrême. Plusieurs étudiants ont été blessés gratuitement : matraqués, jetés au sol, intimidés par la brigade canine – faisant un étudiant mordu – et finalement gazés par les forces de l’ordre.

Les autorités ont contacté la police contre leurs propres étudiants ! Celle-ci était présente sur le campus – et donc soumis à la responsabilité de l’ULB – avant 16h. Des policiers en civil étaient présents dans le hall d’entrée du Conseil d’Administration. Cette mascarade démocratique n’avait qu’un but : empêcher les étudiants d’exprimer leur opposition. En voulant faire passer en force le vote de la réforme de la gouvernance (pour laquelle les délégués des étudiants et des travailleurs s’étaient exprimés contre en juin dernier), les autorités de l’ULB n’ont pas hésité à employer la violence gratuitement plutôt que de répondre positivement aux revendications démocratiques des étudiants.

L’Union syndicale étudiante (USE) rappelle qu’une pétition demandant le report du vote et un référendum a récolté plus de 2000 signatures en 5 jours. Ceci n’a pourtant pas ému les membres du CA ce lundi. L’ULB reste sourde aux demandes des étudiants pour plus de démocratie. Les étudiants ont eu à faire face aux insultes, à la malhonnêteté et aux coups, mais ils n’ont pas cédé.

L’USE déplore le manque d’engagement du bureau des étudiants administrateurs (BEA) dans le dossier. Le BEA, malgré sa minorité progressiste, n’a pas pris en considération le vote démocratique du blocage décidé par l’assemblée générale. Pour l’USE cet agissement tient de la confiscation bureaucratique du pouvoir et n’a aucune légitimité démocratique. Le BEA, en tant qu’organe de représentation des étudiants, se doit de tenir des assemblées générales (AG) étudiantes démocratiques. Le mandat du BEA doit ainsi être défini par les revendications et les actions votées par les étudiants lors de ces AG !

L’USE continue à revendiquer de manière indissociable le report de la réforme après les élections universitaires de décembre, ainsi que l’initiation d’un débat contradictoire sur l’ULB concernant la réforme préalablement à la mise en place d’un référendum où tous les membres de la communauté universitaire (étudiants, travailleurs, chercheurs, professeurs) pourront s’exprimer. Nous nous retrouverons pour une nouvelle assemblée générale ce mardi à 12h au foyer de l’ULB, car nous n’entendons pas nous arrêter là !

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Les étudiants pour le blocage du Conseil d’administration de l’ULB contre la réforme de la « gouvernance » !

agCe jeudi 10 octobre, une assemblée générale des étudiant(e)s de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) convoquée par le Bureau des étudiants administrateurs (BEA) a décidé de bloquer le Conseil d’administration (CA) ce lundi 14 octobre si le point de la réforme n’est pas retiré de l’ordre du jour.
Les étudiant(e)s de l’assemblée générale refusent le coup de force du vote de cette réforme. Les étudiant(e)s rappellent aux autorités de l’ULB le respect du « libre examen » dans leurs propres décisions.
L’Union syndicale étudiante (USE) rappelle que fin mai 2013, en plein blocus, les étudiant(e)s furent informés d’un projet de réforme de la gouvernance à l’ULB, changeant ses statuts. Les autorités avaient constitué, presque secrètement, plusieurs groupes de travail d’« experts » depuis 2 ans sur ce projet, sans en avertir la communauté universitaire. Lire la suite

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[Tract] Avec la réforme de la gouvernance, l’ULB supprime nos droits !

Etudiant-e-s, travailleuses-eurs, chercheuses-eurs. Nous, membres des corps « minoritaires », sommes les premiers visés par la réforme de la gouvernance à l’ULB ! En effet, si cette réforme des statuts est votée ce lundi 14 octobre, elle actera la mainmise de l’exécutif (recteur, président et futur directeur général) dans la gestion de notre Alma Mater. Le futur Conseil Académique (CoA) sera de fait dominé par la personne du recteur accompagné du pro-recteur et de 10 doyen-ne-s ! On connaissait déjà les difficultés rencontrées par le corps minoritaire dans l’actuel CA, mais à présent les autorités auront tout le loisir de mener des réformes contraires aux intérêts des corps minoritaires sans aucune opposition possible.

Il nous faut également prendre en compte les effets néfastes auxquels vont être confrontés les étudiant-e-s, les travailleuses-eurs et les chercheuses-eurs. Lire la suite

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